Alvaro Gonzalez, le monsieur plus de l’OM

Ce dimanche, l’Olympique de Marseille s’apprête à recevoir l’Olympique Lyonnais de Rudi Garcia (). Si les dernières performances phocéennes ne sont pas vraiment rassurantes et que, d’habitude, les confrontations contre l’OL se soldent par une défaite, il existe bien un élément qui va rassurer les fans des pensionnaires de l’Orange Vélodrome, qui préparent un tifo spécial pour les 120 ans du club. En effet, Alvaro Gonzalez, plutôt bon et rassurant ce samedi contre le LOSC (2-1), est revenu de blessure et devrait être titulaire.

Absent pendant plus d’un mois, suite à sa fracture du péroné contre Montpellier, l’Espagnol a vu son équipe se déliter et prendre beaucoup de buts. Inutile donc de dire que les six matches qu’il a pu jouer avec les Phocéens ont été bien plus rassurants que ceux auxquels il n’a pas pris part. Avec lui, l’Olympique de Marseille a pris beaucoup de points, une moyenne de 2,6 points pris contre 0,8 lorsqu’il n’était pas là et cela suffit probablement à ravir les Marseillais.

« Je ne pensais pas être à l’aise si rapidement ici »

Excepté le match très spectaculaire contre l’AS Monaco (4-3), l’équipe d’André Villas-Boas n’a jamais pris plus d’un but lors que l’ancien de Villarreal était sur la pelouse. Pourtant, lors de son arrivée, personne ne pensait un seul instant que le champion du Monde des moins de 20 ans avec l’Espagne en 2013 allait s’imposer dans cette défense et surtout qu’il endosserait aussi rapidement le costume de patron. Si sa relance est bien moins bonne que celle de Caleta-Car ou de Kamara, son impact dans les duels et son courage semblent communicatifs.

Son intégration a d’ailleurs été assez rapide et spectaculaire. Il s’en est expliqué. « J’ai essayé de m’adapter à tout ça depuis le début. Et puis ensuite à ce que voulait le club et les gens ici c’est à dire tout donner, mouiller le maillot chaque week-end. Il faut comprendre leur jeu, le style de vie. Je ne pensais pas être à l’aise si rapidement ici », a-t-il ainsi lâché à mardi dernier. Mais surtout, il semble être surpris de ce qu’il a trouvé en France.

Premier gros test pour lui après Monaco

« C’est un club très exigeant. Il y a énormément de supporters. On est le club qui a le plus de monde derrière nous en France avec le PSG. Ils sont exigeants parce qu’ils veulent nous voir là où doit être un club historique comme l’OM. Ce qui est beau ici c’est que tous les week-ends, on a 60 000 personnes au stade, 20 000 ultras derrière nous. Sincèrement quand j’ai quitté l’Espagne je ne pensais pas que le foot pouvait se vivre de cette manière. En Espagne, je ne pense pas qu’il y ait une ambiance comme celle que l’on vit au stade Vélodrome. L’ambiance c’est de la folie ! Ils inventent des tifos toutes les semaines. Ils vivent ça comme une religion. C’est un très bel endroit pour vivre ça quand tu es un joueur qui aime ce qu’il fait et qui vit le foot un peu de cette façon aussi », a-t-il ainsi poursuivi. C’est peut-être aussi pour cela qu’il donne aussi bien le change sur le terrain.

Ce dimanche, il aura un adversaire très sérieux en face de lui. Si ce n’est pas Memphis Depay (notamment si l’OL évolue en 4-3-3), ce sera très probablement Moussa Dembélé, qui demeure un des meilleurs attaquant du championnat hexagonal. Après avoir manqué la rencontre face au PSG, qui dispose des plus grands attaquants de L1, et surtout après n’avoir eu à surveiller Victor Osimhen que quelques minutes, il aura cette fois fort à faire et surtout il devra assumer et montrer à tout le monde, que c’est lui le vrai patron.