Amical-Japon-CI : Des Eléphants diminués et motivés

La Côte d’Ivoire défiera pour la 5è fois, toutes compétitions confondues, le Japon. Privés de plusieurs éléments, les Eléphants n’ont pas moins d’arguments pour marcher sur les traces de la dernière confrontation avec les Samouraïs Bleus.

C’est à partir de 14h45 Gmt que le coup d’envoi des derniers réglages en situation quasi réelle sera donné. Pour des Eléphants qui s’apprêtent pour la reprise des éliminatoires de la CAN 2022, la prestation et le résultat seront capitaux. Même si les absences sont favorables pour une revue des plans élaborés par Patrice Beaumelle. Si Nicolas Tié a été remplacé par Sayouba Mandé qui s’est intégré dans un groupe qu’il connait, ce n’est pas le cas pour Ghislain Konan. Même si la présence de Maxwel Cornet semble amortir le manque, la question de la doublure demeure entière. Une équation qui laisse entrevoir une disposition tactique (3-4-3) identique à celle exposée face à la Belgique. Face à la mobilité et l’endurance japonaise qui a évolué en 4-2-3-1 lors de la dernière sortie en date, face au Cameroun (0-0), les impressions risquent d’être les mêmes si les boulons ne sont pas harmonisés à la perfection.

Les craintes défensives pourraient être assouplies avec les armes offensives des Eléphants. Car si Zaha est absent, les pièces qui existantes sont loin du statut de rechange. A l’image de Gervinho dont le come-back est proche de se faire devant un adversaire de longue date. Au-delà du Parmesan qui n’a plus à prouver sa capacité à soutenir la charge de la tunique nationale, des arguments tels que Lago Junior où Juma Saeed sont à portée de main de Patrice Beaumelle qui a également l’atout Max Gradel passé à côté de son sujet face à la Belgique et motivé à mettre les ingrédients nécessaires pour livrer une toute autre copie devant le Japon. Une belle brochette offensive qui, mise en scelle dans les conditions adéquates, promet de vider le contentieux d’un duel qui affiche deux victoires pour chaque sélection en 4 confrontations. Une belle réussie en terre hollandaise lancerait, sous de prometteurs hospices, l’ère Patrice Beaumelle à la tête des pachydermes ivoiriens.

Patrick GUITEY