André Villas-Boas expose le plan de l’OM pour le choc face au PSG

Le Parc des Princes sera le théâtre, dimanche soir, . Une affiche historique du championnat de France, mais une rencontre devenue déséquilibrée du propre aveu d’André Villas-Boas, présent ce vendredi en conférence de presse. « Tu reviens dix ans en arrière et tu regardes. Il y a eu 23 matches, 17 défaites. Ça ne veut pas dire qu’on ne va pas là-bas pour jouer, on a plus à gagner qu’à perdre. Mais on joue un classique. Tu gagnes, tu perds. Depuis 10 ans, il y a un milliard d’euros de différence en termes d’investissements. On va rêver et on va essayer de gagner comme quand les plus petits budgets viennent essayer de gagner au Vélodrome. On va jouer le match, après ça peut bien se passer ou pas », a-t-il confié.

Réaliste, voire fataliste, le technicien olympien a notamment souligné le potentiel offensif et la profondeur de banc des Parisiens et « la différence abyssale » entre les deux écuries. « Le plus impressionnant, c’est d’avoir un joueur qui peut te mettre un triplé sur le banc, comme à Bruges, sachant qu’il y a déjà Neymar blessé. Le plus impressionnant, c’est de pouvoir aligner un joueur de la qualité de Paredes quand Gueye est blessé. L’effectif incroyable, bien construit cette année. C’est incroyable. (…) Je ne sais pas ce que Tuchel va faire après les blessures de Meunier et Herrera. S’il va changer de système, Di Maria est dans une forme extraordinaire. On doit aussi faire attention. Kylian et Di Maria, après Cavani et Icardi sont très forts », a-t-il souligné avant d’insister sur le cas Mbappé.

« On a mis en place une stratégie, on verra »

« C’est difficile de le maîtriser, que ce soit en bloc haut ou en bloc bas, à l’image de son but contre Bruges. Il est au milieu puis prend la profondeur. C’est toujours difficile face à des joueurs de cette qualité. Tout le monde est d’accord pour dire qu’il progresse naturellement pour devenir le successeur de Cristiano et Messi dans la course au Ballon d’Or. On pensait que ce serait Neymar. Mais quand un joueur de 20 ans fait ces choses-là, c’est incroyable. Il a la possibilité de te tuer dans tous les systèmes. Qualité technique, dans les petits espaces, dans la profondeur… », a-t-il analysé, glissant une petite anecdote. « Ricardo Carvalho (son adjoint, ancien pensionnaire de Monaco) nous rappelle souvent qu’ils lui ont donné sa chance presque par hasard à Monaco, qu’à l’époque, même s’il avait été bien accueilli par le groupe, il n’avait pas l’impression qu’il donnerait tout ça. Et puis il a explosé ».

Pour autant, AVB ne compte pas seulement faire de la figuration dans la capitale dimanche soir. Il a un plan bien précis en tête. « On a bien préparé le match. On a mis en place une stratégie, on verra. (…) Il faut savoir garder le ballon, sans penser à jouer les contres dans leur dos. Jouer le contre, ça peut être très dangereux face à eux. Avoir le ballon, ça aura son importance. Il ne faut pas penser qu’à utiliser l’espace dans le dos de leur défense. Arriver en attaque en appui, on peut profiter des qualités de nos joueurs », a-t-il indiqué, souhaitant s’inspirer de Reims et Rennes, deux seules équipes à avoir battu le PSG cette saison. « On a mis des choses de ces matches-là dans nos analyses vidéos, pour monter notre plan pour ce match. On n’a pas les mêmes joueurs que Rennes et Reims, on ne va pas faire la même chose. On va jouer notre jeu et s’adapter pour ce match. On a bien regardé tout ça », a-t-il conclu, comptant aussi sur le retour de suspension de Dimitri Payet pour surprendre les champions de France en titre.