Olympique Lyonnais : Jean-Michel Aulas voit en Tony Parker son possible successeur

Si l’on devait identifier l’Olympique Lyonnais à un homme, ce serait sans nul doute Jean-Michel Aulas. Président de l’Olympique Lyonnais depuis 1987, il a su redonner de l’énergie à un club en manque de vitesse et qui n’avait jamais vraiment su se hisser dans le haut de tableau du championnat de France (malgré trois succès en Coupe de France en 1964, 1967 et 1973). Il a transformé la formation rhodanienne en une locomotive avec sept titres de champion de France sur sept entre 2002 et 2008. Désormais, l’OL n’arrive plus à remporter la Ligue 1, mais est devenu un club qui compte en France et en Europe. Une réussite qui est donc incarnée par Jean-Michel Aulas.

Désormais âgé de 71 ans, l’homme d’affaires français continue de gérer le club, mais commence tout doucement à préparer sa succession. L’été dernier, Juninho est arrivé dans le rôle de directeur sportif pour redonner un souffle au projet lyonnais et préparer la prochaine ère du club français. Pour la présidence, Jean-Michel Aulas a parfois évoqué son fils Alexandre comme futur successeur, mais un autre candidat semble avoir émergé depuis quelques mois dans la tête du patron de l’OL. Comme le rapporte , Jean-Michel Aulas voit en Tony Parker – ancien basketteur, président de l’équipe de basket de l’ASVEL et ambassadeur de l’OL à l’international comme son possible successeur en tant que président de l’Olympique Lyonnais.

Jean-Michel Aulas impressionné, Tony Parker flatté

À court terme, ce n’est qu’un fantasme puisque Jean-Michel Aulas est toujours aussi puissant à l’Olympique Lyonnais et ne semble pas vouloir lâcher tout de suite les manettes de dirigeant. Malgré l’émergence de Juninho, le président lyonnais continue de mener sa barque et décidera quand il s’arrêtera. Ce départ pourrait arriver dans quatre ans comme l’explique Jean-Michel Aulas au quotidien français : « ce qui est raisonnable, c’est d’imaginer qu’à l’orée de mes 75 ans, si on avait un président opérationnel, ce serait bien. Il y a aussi un autre paramètre : l’objectif est de gagner une Coupe d’Europe chez les garçons. Si on arrivait à faire coïncider le fait de gagner sur le plan européen avec les garçons et le fait que je puisse derrière tirer ma révérence, ce serait une belle histoire. Mais la logique c’est d’aller à peu près jusqu’à 75 ans. »

En 2008 lors de l’Euro Jean-Michel Aulas s’est rapproché de Tony Parker par l’intermédiaire de Thierry Henry. Ensemble, ils ont assisté aux matches de l’équipe de France et le feeling est rapidement passé. « J’ai senti dans cet immense sportif un homme d’une sensibilité très grande et avec une histoire un peu comme la mienne, lui dans le sport, moi dans la partie business. L’étincelle, c’est la personnalité et un parcours qui mérite le respect. Ce n’est pas une rencontre par hasard. Depuis le début, il y a des atomes crochus qui font qu’on a envie de se découvrir et de travailler ensemble », raconte Jean-Michel Aulas à L’Equipe. Le duo est désormais de plus en plus en contact sur le plan professionnel depuis quelques mois. D’ailleurs, l’ancien meneur des Spurs de San Antonio va devenir membre du conseil d’administration de l’Olympique Lyonnais à l’occasion de la prochaine assemblée générale organisée par le club.

Débordant de qualités pour occuper ce poste, Tony Parker a impressionné Jean-Michel Aulas. « On le voit bien quand on va aux États-Unis pour racheter le Reign FC, que je débarque avec Tony à Seattle : les Américains s’enflamment ! Quand je parle aux Chinois de ce que l’on pourra faire avec Tony dans le futur en Chine, les Chinois s’enflamment ! Je me dis que les cases, elles peuvent coller », avoue le président lyonnais au quotidien sportif français. La position de Tony Parker dans tout ça ? Contacté par L’Equipe, le basketteur qui est actuellement aux États-Unis a apprécié les messages de son partenaire en affaires et ami et n’a pas du tout fermé la porte à ce challenge : « pourquoi pas. Pourquoi pas… Je n’en ai jamais parlé avec Jean-Michel. Mais c’est vrai que si un jour il me voit comme cela et qu’il me le demande, je pense que c’est un poste qui ne peut pas se refuser. »