OM : le constat implacable de Kevin Strootman

À ceux qui se demandent si le Classique a gardé sa saveur particulière, le PSG-OM a livré une réponse claire. et pas vraiment de révolte dans les rangs phocéens. Dès le 2e but d’Icardi, les Marseillais ont semblé abattus, comme conscients de l’impossibilité de revenir au score. Certes, la seconde période a été de meilleur acabit de leur côté, mais le match est resté bien sage, comme le prouvent les 6 petites fautes olympiennes sur les 90 minutes.

En zone mixte, Kevin Strootman, le milieu néerlandais de l’OM, a partagé son impuissance. « On a fait beaucoup d’erreurs. Le PSG est très fort, a beaucoup de qualités. Mais on a fait beaucoup d’erreurs en première mi-temps et contre une équipe comme ça, c’est très difficile. » Mais il n’a pas apprécié qu’on lui suggère un manque d’agressivité de ses coéquipiers sur la pelouse. « Non, non. C’est très facile de parler comme ça. Si l’espace est trop grand, tu n’arrives pas à temps pour faire des tacles. Si l’équipe joue compact, collectif, alors oui. Tu dis “pas agressif”, mais si tu arrives toujours en retard, c’est très difficile pour jouer agressif », a-t-il indiqué avant de poursuivre.

« C’est facile de parler comme ça après… »

« Mais Paris joue un autre championnat, ils sont trop forts en France. (…) Il faut penser aux matches plus importants pour nous, contre Monaco puis Lille et Lyon. On joue pour la même place, on doit gagner ses matches », a-t-il lancé, rappelant le discours de son coach. Relancé sur ce qui n’a pas marché dans les rangs olympiens et notamment les espaces laissés aux attaquants parisiens, Strootman a de nouveau dit son incompréhension. « Après le match, c’est facile de parler comme ça. On a fait une tactique voulue par le coach et on ne l’a pas bien fait », a-t-il lâché, désabusé, avant de terminer sur une note positive.

« On a fait des erreurs individuelles. On doit rester ensemble, on peut trouver des excuses, des choses. On regardera à nouveau le match demain », a-t-il conclu. Alors qu’André Villas-Boas a, publiquement, ôté toute pression à ses joueurs sur le résultat de cette rencontre, , ses joueurs n’ont jamais pu rivaliser sur le pré, confrontés à leurs limites actuelles. Il ne faudra pas se louper dans ces proportions contre ceux qui sont clairement désignés comme les véritables rivaux.