PSG : pourquoi les joueurs ont baissé de régime contre l’OM

L’OM avait bien débuté dimanche soir au Parc des Princes, s’offrant même deux situations intéressantes dans les dix premières minutes. Et puis le premier but d’Icardi à la 10e minute de jeu a définitivement lancé les Parisiens, qui ont alors lancé un récital jusqu’à la mi-temps. Contres assassins, conservation de balle, occasions de buts, tout y était et Icardi puis Mbappé se sont régalés dans le dos de la défense marseillaise. 4-0 à la mi-temps, le score était rude mais juste et laissait craindre le pire pour les Olympiens au retour des vestiaires.

Mais il n’en a rien été. Les hommes de Thomas Tuchel ont abandonné toute velléité offensive et ont même été mis en difficulté par les montées de balle phocéennes. Ce qui a eu le don d’irriter le coach allemand. « Il y a trop de différences entre la première et la deuxième. Je ne suis pas content de la deuxième, pas du tout. On peut le dire, il n’y avait presque rien. (…) Le résultat, c’est le résultat. Et la performance, c’est la performance. Avec 4-0 pour nous, on doit prendre le ballon et mettre de l’intensité. On ne l’a pas fait. Du coup, on a perdu les statistiques et c’était mérité parce qu’on a fini notre match à la mi-temps. Ce n’est pas ce que l’on veut. Nous sommes une équipe forte, un match c’est 90 minutes ! Je n’aime pas ce qu’on a fait », a-t-il déclaré sur Canal Plus à l’issue de la rencontre.

La baisse d’intensité et la réorganisation tactique de l’OM

Ses joueurs ont sûrement eu droit aux reproches de leur coach dans les vestiaires. Marquinhos a tenté d’expliquer la baisse de régime, en zone mixte. « Je pense qu’il y a une baisse d’intensité. On ne peut pas faire ça à 4-0. On avait plus de tranquillité et on ne peut pas laisser l’adversaire prendre confiance. L’OM a changé tactiquement, ce qui nous a mis en difficulté défensivement. On n’arrivait pas à les presser et être sur l’homme quand ils avaient le ballon. Il y avait toujours un joueur seul. Ça nous a fait baisser la pression. La baisse d’intensité et la réorganisation tactique de l’OM, voilà les deux choses qui nous ont surpris en deuxième mi-temps ».

Presnel Kimpembe est moins entré dans les détails. « Je viens de dire relâchement. C’est un bien grand mot. On a géré un petit peu, c’est dommage. On aurait dû faire le rouleau compresseur et concrétiser le reste de nos occasions », a-t-il simplement résumé. Si la colère du coach allemand peut surprendre après une rencontre gagnée sur un tel score, c’est bien par cette exigence que le PSG pourra monter en gamme, notamment en Ligue des Champions…