Sidy Diallo et Jacques Anouma d’une même voix

Avant l’annonce de l’identité du nouveau sélectionneur des Eléphants de Côte d’Ivoire, la presse nationale et internationale fut témoin d’une scène inhabituelle. Sidy Diallo et Jacques Anouma ensemble pour parler apaisement au sein du football local.

Depuis 2011, les écrits et les signes ont opposé l’ex-président de la FIF et son prédécesseur. Deux hommes déjà en froid avant les élections de la période, à la présidence de la FIF. Et ce ne sont pas les images de la remise symbolique du trophée de la CAN 2015 de Sidy à Anouma qui auront rapproché les positions. 9 ans après, les nuages semblent s’être dissipés. La preuve, le duel s’est mué en duo face à la presse avec en fond de toile, des messages de rassemblement, à quelques encablures des nouvelles joutes électorales.

« Si j’ai offensé des personnes je demande pardon. Dans la vie, il faut savoir pardonner si tu veux qu’on te pardonne. J’ai demandé pardon à tous les clubs. Je profite de cette occasion. Pour remercier notre président d’honneur M. Jacques Anouma que nous avons saisi hier soir. Nous sommes heureux qu’il ait siégé à ce comité Directeur. Désormais il sera traité comme tel, il prendra part à tous les comités directeurs », a révélé Sidy Diallo. En effet, président d’honneur de la FIF après son départ en 2011, Jacques Anouma n’avait jamais été sollicité. Une autre époque.

Cette prise de parole commune, elle est le fruit de la démarche froide de Jacques Bernard Anouma, après l’apaisement prôné par Sidy Diallo lors de la rencontre du 29 février 2020, à Bassam. « Après l’appel de Bassam, j’ai pris sur moi de recevoir mes jeunes frères Sidy (Diallo) et Sory (Diabaté). Je peux vous assurer qu’avec l’accord des membres, que je reviens prendre cette place qui est la mienne. Je vais continuer avec mon bâton de pèlerin à rencontrer les présidents de clubs pour qu’on ait une paix. On fera en sorte avec le président Sidy (Diallo) que les élections qui arrivent soient apaisées », a conclu Jacques Anouma qui scelle certainement une paix retrouvée dans le football ivoirien.

Patrick GUITEY